Le Palais royal de Leh

Le Palais royal de Leh

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GERARD DECQ
GERARD DECQ dit :

"L'histoire du royaume de Ladakh, coincé entre..."

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30 Mars 2011

L'histoire du royaume de Ladakh, coincé entre le Tibet bouddhiste et le Cachemire musulman, a subi bien des vicissitudes en raison de ces chemins commerciaux, et des conflits d'influence religieuse. La capitale siégea d'abord, haut perchée, sur la forteresse naturelle de Shey, La dynastie des Namgyal jongla avec les deux religions. Tel Henry IV, Jamyang se serait converti à l'islam pour gagner la main de la femme qu'il aimait. Leur fils, Sengge restaura le bouddhisme, mais avec le nombre croissant de commerçants cachemiris, l'islam continua de croître. L'activité économique prospérait au pied du palais royal de Leh, ce qui attira des convoitises et, en 1842, le roi déchu dut émigrer à Stok. Le palais, magnifique édifice de neuf étages, construit sur le modèle du Potala de Lhassa, tomba à l'abandon. Ses murs de pisé, toujours debout, ont fière allure et un important chantier de restauration intérieure est actuellement en cours.
L'édifice participe du site qui éblouit le visiteur au premier regard : adossé à une montagne, le palais trône majestueusement, surplombé par les ruines d'un fortin. A son pied, un "chorten", nom ladakhi d'un stupa, darde son aiguille rouge tandis que là-haut, se détachant sur le ciel bleu profond, un monastère lui fait écho avec sa façade ocre et ses drapeaux de prières qui chevauchent inlassablement le vent. Edifices civils et religieux peuplent les degrés de ce décor, face à la chaîne himalayenne, aux arêtes enneigées.

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Colline de Leh, Leh

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