Suramerica

20 Juin 2009, je prends un aller simple Paris - São Paulo sans aucune idée d'où aller.

14158_30x30_2 Auteur de ce blog : Antoine D'Audigier
  • Lundi 6 Juillet : Vraie arrivée, faux départ

    20 Juillet 2009

    Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE Au petit matin, vers huit heures, le soleil n’est pas encore levé, on est déposé à une auberge pour prendre le petit déjeuner. Il n’y a pas à dire, la compagnie de bus Chevallier, elle déchire !
    Je bois un lait chaud où je trempe mes croissants quand une nana un peu perdue arrive dans la salle de repas. Après deux mots d’espagnol, je comprends qu’elle est américaine. (Les « yeah » entre deux mots l’ont trahie).
    Elle s’assoit à ma table, on discute un mélange d’anglais et d’espagnol, elle est prof du musique et enseigne à des enfants.
    A la fin du petit déjeuner, elle s’installe à côté de moi dans le bus. On discute un petit peu, je lui fais découvrir de la chanson française et elle me fait chanter au clair de la lune.
    « Mais tu sais, Samantha, toutes ces chansons ont un sens pervers caché. Rares sont les chansons pour enfants qui sont vraiment innocentes. »
    Elle finit par s’endormir tandis que j’admire la cordillère des Andes qui apparait à l’horizon.
    Je la réveille quelques minutes avant d’arriver à Mendoza. Au sortir de bus, on rencontre Rachel, une anglaise de 19 ans qui s’est pris un de ces billets d’avion qui propose de faire le tour du Monde.
    On part tous les trois dans Mendoza et je photographie leurs auberges de jeunesses.
    « Tu comptes dormir où, Antoine ?
    - Je ne sais pas. Je ne suis même pas sûr de vouloir passer la nuit dans Mendoza. Je pense que je vais faire mon possible pour faire du stop jusqu’au Chili. »
    On mange tous les trois et on se sépare. Je vadrouille dans cette petite ville touristique en quête de photos.
    Vers 15h, je décide de profiter qu’il fait encore jour pour aller faire du stop et me rapprocher le plus possible de la frontière Chilienne.
    Faux pas, je rate une marche de trottoir et me tord la cheville. La douleur me fait grimacer mais je pense que ça ira. Ca m’apprendra à être plus attentif dira-t-on.
    Je marche quelques kilomètres, on me dit qu’il n’y aura aucune voiture qui ne partira vers le Chili ; mieux vaut aller au départ des camions. 3 kilomètres plus tard – départ des camions – des routiers me conseillent : « Ah, non, il est 19h passé, il n’y aura pas de camion avant demain qui partira d’ici, cela dit, il y a une station où les longs courriers s’arrêtent, à 13 km. Et une autre à trois kilomètres où ils ne s’arrêteront sûrement pas.
    Je marche vers la station la plus proche, de nuit, en bordure d’autoroute et suis directement pris en stop de ladite station à celle qui est plus éloignée.
    Un autre auto-stoppeur est là. Depuis cinq heures.
    J’attends facilement aussi longtemps avant de me coucher dans l’herbe fraiche et de m’y endormir.

    Villes : Mendoza

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