Suramerica

20 Juin 2009, je prends un aller simple Paris - São Paulo sans aucune idée d'où aller.

14158_30x30_2 Auteur de ce blog : Antoine D'Audigier
  • Mercredi 8 Juillet : Ascension sociale

    20 Juillet 2009

    Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE On est réveillé tôt, mes camarades de chambrée et moi, vers six heures du matin, en fait.
    Direction la salle de bain, le frisson porcin continue à me suivre, on est tous à poil dans des douches et vas-y que ça tousse et que ça expulse la morve à même le sol où nous marchons tous.
    Je prête mon shampoing à ceux qui m’en demandent, aux édentés, aux boiteux et à d’autres.
    Ca fait tellement de bien de prendre une douche chaude, la dernière remontait à chez Olivier, Samedi dernier.
    Je passe ma journée à découvrir Santiago. Je décide de bosser avec ardeur et cumule les hôtels, restaurants et auberges de jeunesses.
    Je me promène vers le Cerro Santa Lucia puis me rend à la bibliothèque nationale pour me reposer un peu. Il doit être seize heures quand je reprends ma quête des enseignes touristiques.
    Au final, c’est cinquante deux lieux que je visite et rédige sur un petit carnet Winnie l’Ourson que j’ai acheté le matin. Il a de l’allure, le reporter pour guide de voyage.
    En fin de journée, vers Bellavista, à l’Hostel Bellavista, je rencontre Francisca qui est à l’accueil. Je lui sors le speech que je commence à connaitre par cœur : « Hola ! Trabajo para un guia turistico. Es posible de sacar fotos de aca ? »
    Elle ne fait pas qu’accepter et me faire la visite, elle me propose carrément de dormir à l’auberge gratuitement. C’est que ça ouvre des portes, voyageur, en tant que boulot.
    J’ai droit à une petite chambre pour moi seul avec un lit deux places.
    Francisca m’indique un restaurant bon et pas cher qu’elle affectionne particulièrement. Comme je ne paye pas ma chambre et que je n’ai pas payé pour dormir depuis Buenos Aires, je n’hésite pas à m’y rendre.
    Le restaurant est sympa, la nourriture est sûrement bonne mais je l’apprécie peu. C’est nul de manger seul dans un restaurant quand tout le monde est accompagné.
    Je rentre à l’auberge et il y a du monde sur la terrasse, on joue de la guitare, on discute, on refait le monde puis je vais me coucher vers trois heures du matin.

    Villes : Santiago

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