Montpellier - Turquie
Récit de voyage d'un convalescent qui veut retrouver des potes à l'autre bout de l'UE.
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Mercredi 24 : « Pourquoi vous, les français, pensez que tous les roumains sont des gitans ?
27 Novembre 2010Je me lève à sept heures et quart, me prépare, partage un petit-déjeuner copieux avec Marie avant d’envoyer un message à Anna, l’amie d’ami qui s’est proposée de m’héberger à Timisoara ce soir. « Je ne tarde pas à quitter Munich, je devrais être là dans 12-14h. » Enfin, Marie et moi nous séparons, elle sur la route du travail, moi sur celle de La Roumanie.
Villes : Munich, Vienne, Budapest
Pour quitter Munich en stop dans la direction de l’Autriche, il faut prendre la Rosenheimer Strasse. Je la trouve assez vite mais passe une bonne heure pour atteindre son extrémité. Au feu rouge, un berlinois pédopsychiatre m’embarque jusqu’à une station essence où un slovaque se propose de m’emmener à proximité de Vienne. ...suite
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Mardi 23 : « Si tu veux aller aux toilettes [...], je viens de les tchernobyliser. »
27 Novembre 2010Six heures et demie, une porte s’ouvre. C’est un vieil homme qui sort de chez lui, descend son escalier quotidien pour m’y trouver, allongé, à moitié endormi. Il s’arrête, me dévisage pour trouver les indices qui expliqueraient ma présence. Je baragouine en mauvais allemand un truc du genre : Je suis français, pour voir une amie, j’attends la fin de la nuit. » Il hausse les épaules, sourit et reprend sa route d’un pas égal en me souhaitant une bonne journée.
Villes : Munich
Je décide qu’il fera bientôt jour, me lève pour marcher jusqu’à l’immeuble de Marie qui est, évidemment, fermé à clé, lui. J’attends devant la porte, le jour se lève. Un homme en bleu de travail, avec un trousseau aussi pourvu en clés qu’un oursin en piquants, m’interroge en allemand. Je répète les mots prononcés au réveil, un sésame avéré car il ne lui en fait pas plus pour me laisser entrer. A mon air perdu, une fois à l’intérieur, il répond en me disant que les français sont au quatrième étage. Quatre étages plus haut, me voilà tout aussi paumé devant les quelques six appartements qui composent l’étage. ...suite
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Lundi 22 : "Vous aviez l’air d’un hurluberlu avec votre pancarte."
27 Novembre 2010La nuit me parut longue et le jour n’a paru jamais venir. Même aux heures qui lui sont dues, le soleil boude Besançon, laissant le brouillard s’appesantir sur les pierres bisontines.
Villes : Besançon, Mulhouse, Baden-Baden
Tandis que Marie travaille à l’hôpital, j’entame cet ersatz de matinée par l’ascension de la citadelle. Je marche au hasard des postes de gardes, découvrant ce monument qui surplombe la ville et m’offre l’occasion d’en découvrir la géographie.
Je m’y plais à en perdre la notion du temps, sonnent les coups de midi que j’en suis encore à parcourir les bastions et murailles. Je ne retrouve Marie qu’à 13h, on enfile un sandwich, l’on reprend nos routes respectives. ...suite
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Dimanche 21 Novembre 2010 : « Tiens, c’est la première fois que je vois un ovni. »
27 Novembre 2010Un jour de départ est toujours précédé d’une nuit de sommeil malmené par l’excitation. C’est d’un sommeil en gruyère que je sors, entre ma petite amie et un colocataire. Mon sac est plus ou moins fini, il est dix heures du matin et j’ai prévu d’arriver à Besançon en fin de journée. Le temps de chercher quelques babioles éparpillées dans tout l’appartement, Christelle se lève, se prépare un petit déjeuner, le coin de l’œil guettant mon activité matinale.
Villes : Montpellier, Besançon
Vers onze heures, je suis prêt à partir. Derniers baisers, dernières étreintes. Si je veux rester deux semaines en Turquie, ajoutez cette durée à celle du voyage que je compte entreprendre et vous aurez une idée du temps que l’on passera à se manquer l’un l’autre. ...suite
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Introduction
21 Novembre 2010Ce voyage commence au Vietnam, dans un compartiment du train Hanoi-Sapa. Pour vous donner une idée de l’ambiance telle qu’elle l’était, il faut imaginer une nuit où la lune n’a pas sa place et des paysages reniant le concept de réverbère. Seuls quelques éclairs nous offraient le spectacle stroboscopique d’une plaine, une rizière, parfois un cimetière sur lesquels se déversaient des gouttes de pluie à la carrure de balles de pingpong.
Villes : Hanoi, Istanbul, Montpellier
Les passagers du compartiment étaient six, deux français – ma mère et moi -, deux chinois, un singapourien et une Malaisienne. Avec ces deux derniers, nous constituions un péril pour le sommeil de nos voisins de cabine tant nous nous enflammions en conversations de voyages, en plaisanteries et en apprentissage de l’autre. ...suite
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