"« Ne renvoyez pas le plat sous prétexte que ce..."
« Ne renvoyez pas le plat sous prétexte que ce n'est que de la nourriture. Cette chose bénie est à elle seule toute une civilisation. » ( Abdulhak Sinasi ).
Pour satisfaire les goûts capricieux des monarques ottomans, au fil des siècles, les cuisiniers ont développé un art culinaire qui n’a rien à envier aux cuisines française et chinoise, réputées les meilleures du monde. L’empire a disparu, les femmes ont pris la suite et dans la Turquie d’aujourd’hui, certaines rivalisent dans l’inventivité…
Elles disposent pour ce faire d’une infinité de produits, tant la flore et la faune de ce grand pays sont variées.
Les poissons de la région de Marmara, ses fruits et légumes ; fruits de mer et huile d’olive près de la mer Égée ; en Anatolie centrale, et dans le sud-est du pays, place aux viandes ; tandis que la région de la mer Noire privilégie les anchois… Ce ne sont que des exemples de la richesse que recèle l’actuelle Turquie en matière gastronomique. Mais partout, l’élément incontournable du repas est le pain. À tel point qu’on raconte qu’un restaurateur aurait dit à ses clients : « Je vous offre le repas, vous ne paierez que le pain ! »
Pour se faire une idée du goût incomparable des meze (diverses entrées froides ou chaudes), rien ne vaut les petits restaurants où sont attablés des Turcs. À vous alors le çaçik (yaourt, ail et concombre), la salade du berger, le taboulé turc. Suivis par exemple de Manti, sorte de ravioli fourrés à la viande ou aux légumes. Ou encore les kebabs et les plats en sauce dans lesquels la viande choisie, hachée ou non, est mariée aux légumes que lie une sauce à base d'oignon, de tomate ou de yaourt. Si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas à déguster des börek, chaque région et chaque femme a sa propre recette faite à partir d’une pâte feuilletée dans laquelle on met des épinards ou du fromage.
Le repas se termine avec des fruits, les gâteaux et autres douceurs sont réservés au moment du thé (moment qui, il fau le souligner, revient plusieurs fois par jour !
Bref, la cuisine turque est à découvrir, de préférence sur place et au gré des régions visitées, mais la plupart des villes françaises possèdent un ou plusieurs restaurants où vous pourrez prolonger la magie des vacances.
Les six dernières photos représentent la préparation d'un plat kurde à base de viande cru et de boulgour : Cig köfte (boulettes crues) qu'on déguste en entrée, les boulettes étant enroulées dans une feuille de salade, en buvant du raki (modérément s'entend)...
