Les bus indonésiens

Les bus indonésiens

TRÈS BIEN (4.00)
selon 1 voyageur
mathilde
Mathilde dit :

"On n'a jamais réussi à payer un prix correct..."

A découvert ce lieu
17 Avril 2008

On n'a jamais réussi à payer un prix correct pour le transport, les entreprises semblant liguées pour nous imposer un prix sorti de nulle part, pour un bus croulant. Il vaut mieux aussi ne pas être pressé, car on s'arrête tout le temps ! Pour charger un sac de riz, faire descendre une vieille, chacun attend le bus devant sa porte, un peu comme en Afrique, peu importe si le voisin 20 m plus loin l'attend aussi, non non, on ne bougera pas de son seuil... Patience et sang froid quand on voit le conducteur passer plus de temps sur la voie de droite qu'à gauche (car ici aussi, on roule à gauche), et faire se rabattre en urgence les véhicules qui sont dans leur droit et nous arrivent en pleine face !

Dans le bus, pas d'interdiction de fumer, nulle parte d'ailleurs, ce qui est tout de suite beaucoup moins drôle quand on prend un bus climatisé à air recyclé. Fumer, c'est "un truc d'hommes", et la spécialité du coin ce sont les kretek, les cigarettes au clou de girofle, dont les volutes nous donnent encore plus mal à la tête dans les tournants.

On n'est pourtant pas grands mais on passe pour des géants ici, on n'est pas vraiment taillés à l'indonésienne. Donc on a les genoux dans le dossier du voisin, nos sacs sur nous car dans le couloir, il faut mettre une quinzaine de passagers en plus, à se demander comment font les dizaines de vendeurs ambulants qui montent dans le bus avant son départ ou même en route pour quelques centaines de mètres, pour se faufiler au milieu de tout ça.
De temps en temps, ils sont remplacés par un jeune guitariste, pas toujours du meilleur niveau, venu glaner quelques pièces.

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